La religion au cœur des conflits

La troisième guerre civile Centrafricaine opposant les milices Seleka (à majorité musulmane) soutenant le président de l’époque Michel Djotodia (ayant accédé au pouvoir par les armes) aux Anti-Balaka (milice chrétienne) ayant pris les armes en 2013 et soutenus par le président déchu à l’époque, François Bozizé, a fait 2000 morts et plus de 100 000 déplacés.

Le conflit dura de septembre 2013 au 23 juillet 2014, date d’un accord mettant fin aux hostilités.

Face à l’étendue du conflit par les autorités Centrafricaines et Africaines plus généralement, la France est intervenue pour tenter d’apaiser les confrontations entre ces deux confessions, autrefois sœurs.

En effet, auparavant, musulmans et chrétiens vivaient en paix, comme le montre le reportage n°9 : « Ils étaient vos frères avant, vous étiez avec eux ».

Cette phrase est minoritaire dans les discours des deux parties : maintenant, c’est chacun pour soi, musulmans d’un côté, chrétiens de l’autre, comme en témoigne les reportages n°6 et n°9 sur le conflit : « La communauté musulmane est abandonnée de tous, Armée Française et Union Européenne » comme est montré dans le reportage « [les musulmans] vivent dans la peur et sans assez à manger », leur seul espoir étant un convoi en partance pour le Cameroun, leur vie sur le dos, leur famille sous le bras.

En Centrafrique, les mentalités ont changé « Nous voulons massacrer tous les musulmans et puis c’est tout » ; même l’innocence d’un enfant d’à peine 6 ans est bouleversée par le conflit « Si les musulmans viennent ici, on va les tuer ! » .

En Centrafrique, 80% de la population est chrétienne, la réconciliation s’annonce longue, vu les discours tenus par les Anti-Balakas.

Cependant, une lueur d’espoir est présente dans ce conflit : on peut voir dans un des deux reportages une chrétienne s’exprimant en faveur des musulmans à l’encontre de ses frères « Vous devez les laisser partir en paix ! ».

  Paul, Clémentine, Elise, Salomé, 1ère Lebrun